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Histoire et critique

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Au milieu des années 80, au moment où l'URSS de Mikhaïl Gorbatchev entre dans l'ère de la Perestroîka, les cinéastes soviétiques renversent la table : les films cachés et mutilés par la censure sortent de l'ombre où les avait jetés le régime. Jeune critique bombardé directeur de la "Comission des conflits" en 1986, Andreï Plakhov se souvient.
Numéros de page :
pp.78-83

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Né à New York en 1939, figure de l'underground américain des années 60, Peter Emanuel Goldman s'est retiré du cinéma à la fin de cette même décennie après deux films mythiques, "Echoes of Silence" (1965) et "Wheel of Ashes" (1968), et une crise personnelle. Entretien avec une étoile filante.
Numéros de page :
pp.90-95

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Cinéaste mondialement apprécié, récompensé par un Oscar ("Z", 1969), une Palme d'or ("Missing", 1982), un Ours d'or à Berlin ("Music Box", 1989), un César ("Amen", 2002)... , à l'engagement politique - ou plutôt humaniste - qui l'a conduit à dénoncer aussi bien tout régime totalitaire, de droite ("Z") comme de gauche ("L'Aveu", 1970), que l'inhumanité de l'immigration ("Eden à l'Ouest", 2009) et le capitalisme sauvage ("Le Capital", 2012), Costa-Gavras vient de publier ses Mémoires, "Va où il est impossible d'aller" (Le Seuil, 2018).
Numéros de page :
pp.22-30

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A l'heure où ces lignes sont écrites, le sort de "L'Homme qui tua don Quichotte" est loin d'être scellé. Suspendu à une décision judiciaire à la suite d'une bataille de droits entre le producteur Paulo Branco et le cinéaste Terry Gilliam qui a rompu son engagement avec le premier, le film, à quatre jours de l'ouverture du festival de Cannes, n'est toujours pas certain de pouvoir clôturer la manifestation et d'être exploité en salles deux semaines plus tard.
Numéros de page :
pp.36-37

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Dans la famille des béni-oui-oui, je voudrais la fille : la ravie de la crèche, celle qui est gentille jusqu'à la moelle, la nigaude, la bécasse. La seule et l'unique idiote du village, hommasse comme pas deux et qui ne voit pas plus loin que le bout de son gros nez. Bonne pioche ! Le cinéaste Bruno Podalydès a fait le même choix en tirant le portrait de Bécassine, mais il l'extirpe de sa gangue de godiche début de siècle dernier pour nous raconter une autre histoire que celle d'une jeune femme gaffeuse et taillée comme une armoire normande.
Numéros de page :
pp.38-39

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Au coffret Carlotta consacré aux «années Selznick» d'Alfred Hitchcock (voir no 685, p. 84) succède opportunément ce nouvel opus, voué à Duel au soleil (Duel in the Sun, 1946), production Selznick dont la réalisation est signée par King Vidor. Un seul film au lieu de quatre, mais il est vrai qu'il s'agit, selon l'heureuse expression de Pierre Berthomieu, d'un "film-Empire", dont la démesure va au-delà des habituels critères en la matière, qu'ils soient hollywoodiens ou texans.
Numéros de page :
pp.88-89

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Un homme dans Manille, qui "fixe" et qui "rêve", s'adresse à lui-même comme à nous - et à combien de passantes, d'amantes, qui le font (se) réfléchir le temps d'un "marivaudage avec l'image". Les plans sont souvent courts, parfois très courts, occupés en leur centre de gravité par des êtres en transit et finalement solitaires, malgré les rencontres, ou à leur gré. Si les femmes qu'on croise sont couleurs et lignes, la ville se révèle un réseau désorganisé de fils et de rails.
Numéros de page :
pp.90-91

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Voici un sujet qui n'est guère traité dans les études cinématographiques et pourtant, quelle richesse ! Ce qui nous a incités à entreprendre ce dossier fut le cinquantième anniversaire de "La Planète des singes", prélude à la plus longue saga filmée (avec celle des James Bond) et celui de "2001 : l'Odyssée de l'espace" avec le célèbre prologue du chef-d'oeuvre de Kubrick. Sommaire. Les singes ont-ils bien élevé Tarzan ? Entretien avec Michel Le Bris sur "King Kong" : comme un visage dans les ténèbres. Des images et des singes : Kubrick et les origines de l'Homme.
Numéros de page :
pp.92-104, 106-115

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Après la jubilation procurée par les récits gigognes de "Réalité", "Au poste !" affiche des atours plus modestes et moins ouvertement insolites. Pour son premier film "dans le cinéma français", Dupieux joue le jeu du casting attractif-mais-décalé (Poelvoorde en tête d'affiche entouré de partenaires venus d'horizons très divers : comique internet pour Grégoire Ludig, stand-up pour Marc Fraize, cinéma d'auteur pour Anaïs Demoustier, musique pour Orelsan) tout en s'imposant la contrainte du huis clos. Sommaire. L'air du soupçon. Ouvrir l'oeil et le bon : entretien avec Quentin Dupieux.
Numéros de page :
pp.68-73

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On associe souvent Lucrecia Martel au Nouveau Cinéma Argentin. A tort : si elle appartient à la même génération que Lisandro Alonso, Pablo Trapero, Adrian Caetano ou encore Diego Lerman, elle n'a pas débuté en réalisant des films fauchés, tournés le week-end avec des acteurs non professionnels et de la pellicule prêtée. Dès "La Ciénaga", son premier long (2001), elle s'associe avec la grande productrice Lita Stantic et travaille avec Graciela Borges, star de l'ancienne génération.
Numéros de page :
pp.80-81

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Quelques semaines après son arrivée au pouvoir en 2016, l'un des premiers actes du président philippin Rodrigo Duterte fut de donner à l'ex-dictateur Ferdinand Marcos, mort en exil, les obsèques nationales que ses innombrables crimes contre la population avaient jusqu'alors interdites. "La Saison du diable" est une réponse directe à cet affront et se dresse pour cela, au-delà de ses faiblesses, comme le film le plus directement politique de Lav Diaz - quand bien même il est entièrement chanté.
Numéros de page :
pp.86-88

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Disons d'emblée que si "BlacKkKlansman" n'est pas à la hauteur des espérances, il a le mérite de ne pas être là où on l'attendait. Comédie policière, BlacKkKlansman est à son plus réjouissant dans sa façon de traiter la langue, par la bouche de Ron Stallworth, agent de police noir qui adopte une "voix blanche" au téléphone pour convaincre par des propos délirants mais malheureusement familiers les racistes du Klan qu'il est des leurs - et les faire tourner en bourrique.
Numéros de page :
pp.90-91