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Marseille vu par Massimo Vitali

Numéros de page :
12 p. / p. 36-47
De la France, on ne montre souvent que Paris, lieu de pouvoir et épicentre intellectuel. Mais la France se raconte aussi bien à Marseille. Depuis quelques années, la cité phocéenne s'est engagée à marche forcée dans la modernité, se rêvant capitale culturelle ou perle de la Côte d'Azur, tout en restant profondément elle-même : une ville sale et sublime, violente et bonne vivante, une ville où l'on métisse plus volontiers qu'ailleurs, où l'on ségrègue aussi. L'accès à la mer en est le meilleur exemple. Du très sélect Cercle des nageurs à la populaire plage de l'Estaque, Massimo Vitali, "le" photographe des stations balnéaires, a écumé son littoral.